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Edna Costa & Démo de Mars

par Nicolas, le 6 mai 2015
Edna Costa Demo de Mars
Les zébrures du Blanc

« Le zèbre ne peut se défaire de ses zébrures sans cesser d’être zèbre… » Léopold Sédar Senghor

Au commencement est le noir. Le blanc est second. Il dérive du noir qui, souvent « dans l’ombre », lui donne appui. Ce noir prend, au niveau anthropologique et symbolique, le sens de commencement (« l’Afrique, berceau de l’humanité ») et de « racines ».

Dans la danse, ces racines prennent toute leur valeur d’ « appui » dans les pas des danseurs. Elaborés à partir de la marche, les pas des « tangueros » argentins ont les mêmes racines que ceux des danseurs brésiliens. Entre le tango – danse d’une société historiquement « blanchisée » – et la samba ou le forró du Brésil métissé, la rencontre semble donc possible. D’autant plus possible que le rythme – le jeu des noires, des « demi-noires » et des temps forts de leurs musiques respectives – donne souvent appui au transfert des pas.

Transfert entre, par exemple, cette musique et danse traditionnelle du nord-est du Brésil qu’est le forró et le ‘Tango Milonga’, apparu en Argentine à la fin du 19 ème siècle : un style de danse et un genre musical dont Juan Carlos Cáceres – artiste qui vient de disparaître le 5 avril dernier – est un représentant illustre.

C’est à cette rencontre et à ces transferts dansants que vous invitent Edna Costa, danseuse et professeur de danses brésiliennes, zèbre semi-fictif, danseur et passeur de mots.

The Stripes of White

« The zebra cannot get rid of its stripes without ceasing to be a zebra… » Leopold Sedar Senghor

In the beginning was black. White is second. It derives from the black that, often « in the shade », gives it support. At an anthropological and symbolic level, that black bears the meaning of beginning (« Africa, the cradle of humanity ») and « roots ».

In dance, the roots take on their value of « support » in the steps of dancers. Developed from walking, the steps of Argentinian « tangueros » have the same roots as those of Brazilian dancers. Between tango – a dance of a historically “whitened” society – and samba or mixed Brazilian forró, the encounter seems possible. All the more so, as rythm – the game of black notes, « half-black » and highlights of their music – often gives support to the transfer of steps.

Transfer, for example, between forró, the traditional music and dance from the northeast of Brazil, and ‘Tango Milonga’, first seen in Argentina in the late 19th century: a style of dance and a musical genre with Juan Carlos Cáceres – who just passed away on April 5 – as its illustrious artistic representative.

Edna Costa, a dancer and a teacher of Brazilian dance and a semi-fictional zebra dancing and passing words, invites you to that encounter and those dancing transfers.